Pendant longtemps, je n’ai pas pensé à créer Nexlogical.
En réalité, Nexlogical s’est construit bien avant d’avoir un nom, un logo ou un site internet. Il s’est construit au fil de plus de vingt années passées dans les opérations internationales, dans des entreprises très différentes, avec des produits très différents et surtout, des problématiques qui ne se ressemblaient jamais complètement.
J’ai travaillé dans la supply chain, la logistique internationale, l’ADV export et la conformité douanière. J’ai connu les entrepôts, les transporteurs, les transitaires, les déclarations en douane, les certificats d’origine, les Incoterms, les urgences de livraison, les contrôles, les procédures et les audits.
Et au fil du temps, un constat s’est imposé.
Deux mondes qui ne se comprennent pas toujours.
J’ai souvent eu le sentiment que deux mondes se côtoyaient sans vraiment se comprendre. D’un côté, celui de la réglementation et, de l’autre, celui des opérations.
La réglementation dit ce qu’il faut faire, mais entre ce qu’un texte prévoit et ce qui se passe réellement lorsqu’une marchandise doit quitter une usine à 16 heures, qu’un camion attend sur le quai, qu’un document manque et que le client se trouve à plusieurs milliers de kilomètres, il existe parfois un espace considérable.
C’est précisément cet espace qui m’a toujours intéressée.
Je n’ai jamais voulu connaître la réglementation uniquement pour savoir la citer. J’ai voulu comprendre comment l’intégrer dans les opérations pour qu’elle protège l’entreprise sans les paralyser, car une procédure douanière, aussi parfaite soit-elle sur le papier, n’a finalement de valeur que si elle fonctionne sur le terrain.
La douane n’a jamais été pour moi un sujet isolé.
On présente souvent la douane comme un domaine extrêmement spécialisé.
Elle l’est. En 2010, quand le directeur du site a demandé qui voulait se spécialiser dans le domaine de la douane, tout le monde avait soigneusement évité de croiser son regard. Moi, j’aime les défis et j’adore étudier, donc je me suis proposée tout de suite.
Les collègues étaient partagés entre le soulagement de ne pas avoir été choisis et le questionnement sur la raison un peu « folle » qui m’avait poussée à me proposer.
Et après un an et l’obtention de mon certificat d’expertise, j’ai fini par me demander :
Pourquoi attendre qu’un problème apparaisse pour s’intéresser à la douane ?
À partir de là, je suis devenue un peu la voix de la conformité derrière les décisions prises par le service commercial. J’ai commencé à mener mes batailles pour préserver la conformité douanière de l’entreprise, en discutant avec les personnes concernées, en envoyant des messages riches d’informations et en essayant d’expliquer les risques. Parfois, la direction me suivait. Parfois, c’était un grand NON.
J’avais pris l’affaire comme un véritable serment au service de la loi, mais je restais responsable logistique export et je devais surtout travailler avec les choix de l’entreprise.
Je voulais faire la révolution, mais je n’étais qu’une employée.
Alors, j’ai pensé passer de l’autre côté et je suis devenue responsable d’un bureau de déclarants en douane. J’ai cru que j’étais enfin du bon côté et que la tâche serait beaucoup plus facile. Et là, j’ai compris que la situation était exactement l’inverse.
Nous avions un groupe de clients prestigieux, qui n’appelaient presque jamais sauf pour se plaindre d’un contrôle douanier dans la journée, de l’interruption des tâches quotidiennes pour rechercher des documents, des preuves, etc. Moi, je comprenais parfaitement leur réaction, car j’avais déjà vécu ces situations de nombreuses fois, mais je me demandais pourquoi ils n’avaient pas mis en place des actions préventives.
C’est justement sur la prévention que je me suis ensuite engagée : une entreprise peut cartographier ses flux, identifier ses zones de risque, sécuriser ses pratiques et transformer progressivement la conformité en véritable outil de maîtrise de ses opérations internationales.
C’est de cette réflexion qu’est né Nexlogical.
Pas avec l’idée de créer un cabinet juridique supplémentaire.
Mais avec l’envie de proposer une approche différente : opérationnelle, concrète et directement connectée à la réalité des entreprises, nourrie aussi par mon expérience de déclarante en douane, par les discussions avec les fonctionnaires douaniers et par la recherche de solutions pour les entreprises.
Et c’est là que j’ai compris quelque chose d’autre : le monde de l’entreprise et le monde douanier ne parlaient pas toujours la même langue. L’entreprise percevait souvent la douane comme une autorité de contrôle, presque comme un contrôleur fiscal, alors que la Douane cherchait aussi à proposer des solutions.
Pourquoi « Nexlogical » ?
Parce que derrière chaque opération internationale, il devrait toujours y avoir une logique.
Parce que j’ai compris qu’une entreprise qui veut avancer est surtout une entreprise qui veut comprendre la logique derrière les réglementations, identifier ses risques et apprendre à les maîtriser.
Your next logical choice — ton prochain choix logique —, c’est finalement une assez bonne définition de ce que j’ai essayé de faire pendant toute ma carrière.
Et c’est ce que je transmets aujourd’hui à mes clients avec Nexlogical.